La France et l’Italie partagent non seulement une frontière commune, mais également une certaine proximité culturelle et civique. Dans les termes du directeur général d’AAMS (L’Amministrazione autonoma dei monopoli di Stato – Administration Autonome des Monopoles d’Etat) d’Italie, l’Etat doit « protéger ses intérêts liés aux recettes fiscales, protéger les consommateurs et mener la lutte contre la criminalité dans les affaires de jeu illégal et de blanchiment d’argent ».
Ces facteurs communs ont conduit à la conférence franco-italienne tenue le 9 avril à Rome sur le thème « La libéralisation du marché des jeux: quelles perspectives pour l’Italie et la France? » La conférence a été une occasion de rencontre pour les dirigeants des principaux opérateurs de jeux des deux pays. Cela a été également une occasion de parler de la nouvelle loi française sur les jeux en ligne.
Tant que possible, a affirmé Ferrara, les règlements nationaux devraient être harmonisés au niveau de l’Union Européenne. « L’ouverture à de nouvelles formes de jeu, a observé-t-il, ne représente pas un excès de libéralisation, mais une sorte d’évolution naturelle d’un processus déjà entamé. L’interdiction n’apporte et n’a jamais apporté de profit. Il y a un système de règles que tout le monde doit respecter, les joueurs, les opérateurs et toutes les parties impliquées. L’AAMS est décidée: nous sommes prêts à offrir de nouvelle possibilités de jouer et nous l’avons amplement démontré avec une ouverture sûre, mais réglementée et contrôlée ».
Un sujet de la conférence a été « la collaboration italo-française », qui devrait agir comme une « locomotive » pour les autres pays et contrebalancer « la libéralisation extrême », où prévaut le principe de la simple reconnaissance des licences.
Jean-François Villotte, le futur président de l’ARJEL (L’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) a parlé aussi des similitudes entre les Français et les Italiens quant aux vues sur les paris en ligne. « Il y a en effet une forte demande de jeux et paris et il est nécessaire de fournir une offre légale, sinon les joueurs feront appel aux offres illicites », a fait-il savoir.
« En ce qui concerne le jeu en ligne en France, a déclaré Villotte, il y a un marché d’environ 3 milliards, dont le PMU et la FDJ représentent ensemble un tiers ». En même temps, entre 500,000 et 1 million de Français jouent au poker sur des sites étrangers.
En Italie, le total des paris faits en ligne en 2009 a atteint 3,7 milliards d’euros, se traduisant par une hausse de 153,7% par rapport à 2008.